Migros Online : des employés signalent des contraintes à Regensdorf
Une lettre adressée aux autorités zurichoises et à la Suva décrit des contraintes physiques au nouveau centre logistique de Migros Online. L’entreprise assure ne constater aucun risque général pour la santé.
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L’essentiel
- Des employés ont adressé le 13 avril une lettre à l’Office de l’économie zurichois et à la Suva sur les conditions de travail à Regensdorf.
- Ils dénoncent notamment des gestes répétitifs, des périodes prolongées debout et des engourdissements dans les chambres froides.
- Les autorités ne commentent pas le cas ; les mesures de contrôle et leurs éventuels résultats ne sont pas publics.
- Migros Online dit avoir conçu le centre avec les autorités et ne constater aucun risque général pour la santé du personnel.
Le nouveau centre logistique de Migros Online à Regensdorf, dans le canton de Zurich, fait l’objet de signalements d’employés sur leurs conditions de travail. Une lettre datée du 13 avril a été envoyée à l’Office de l’économie du canton de Zurich et à la Suva, l’assureur-accidents.
Le site est entré en service à la fin mai 2026. Il a remplacé les entrepôts de Bremgarten, en Argovie, et de Pratteln, à Bâle-Campagne. Migros y prépare les commandes passées sur sa boutique en ligne. Le groupe avait présenté le projet comme un outil plus automatisé, destiné notamment à limiter les déplacements du personnel et le port de lourdes charges.
Selon les auteurs de la lettre, ces améliorations ne suffisent pas à écarter certaines contraintes. Ils évoquent des gestes répétitifs et de longues périodes debout lors de la préparation et de l’emballage des commandes. Ils signalent aussi des engourdissements aux mains et aux pieds après des travaux prolongés dans les chambres froides.
Une intervention des autorités dont le détail reste inconnu
Watson rapporte que l’Inspection cantonale du travail s’est saisie du dossier, en se fondant sur les révélations de Blick. Blick indique pour sa part que l’Office de l’économie zurichois et la Suva ont été interrogés, mais que les deux organismes ont refusé de commenter des cas individuels pour des raisons de protection des données.
L’existence de la lettre est donc établie par les deux récits. En revanche, les éventuelles mesures prises, les constats effectués sur place et un calendrier de contrôle ne sont pas connus. Rien dans les éléments publiés ne permet non plus de conclure à une infraction constatée contre Migros Online.
Les contrôles importent d’autant plus que le groupe avait déjà fait l’objet d’une intervention de l’Inspection cantonale du travail en 2025, selon Watson, en raison de lacunes dans son système de sécurité au travail. Des plaintes avaient également été formulées par des employés de l’ancien site de Pratteln au sujet de la charge physique.
Migros invoque les validations déjà réalisées
Katrin Tschannen, directrice de Migros Online, se dit surprise par les reproches et affirme ne pas avoir connaissance de plaintes de cette nature au sein du personnel. Elle indique que le centre a été conçu en collaboration avec l’Inspection cantonale du travail et la Suva, et que les postes de travail ont été validés avec les autorités.
Migros relève que la lettre a été envoyée durant la phase d’essai du centre. L’entreprise admet que des difficultés ont pu apparaître au démarrage et assure avoir adapté les processus au fil de cette période. Une porte-parole affirme que les points soulevés sont pris au sérieux et que l’entreprise examine en continu les améliorations utiles.
La position de Migros est toutefois claire : au regard des contrôles et validations réalisés jusqu’ici, elle ne constate pas de risque général pour la santé de ses employés.
Pour l’employeur, l’enjeu n’est pas seulement de disposer de postes validés à l’ouverture du site. Les signalements portent précisément sur le travail réel après la mise en route : répétition des gestes, station debout et exposition au froid. Les vérifications en cours ou annoncées devront donc déterminer si l’organisation quotidienne et les mesures de protection répondent effectivement à ces contraintes.
Le site de Regensdorf doit pouvoir traiter jusqu’à 7'500 commandes par jour. Migros prévoit encore plusieurs mois avant la levée des restrictions affectant une partie de l’assortiment en ligne. Le centre d’Ecublens, lui, est maintenu pour l’approvisionnement de la Suisse romande.
Sources
Cet article a été écrit à partir des articles ci-dessous, publiés par 2 rédactions indépendantes.


