L’été 2026 devient le plus chaud jamais mesuré en Suisse
De juin à août, la température moyenne suisse a atteint 17,2 °C, dépassant le record de 2003. Les données confirment une chaleur exceptionnelle, mais ne chiffrent pas ses effets sectoriels.
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L’essentiel
- La température moyenne de l’été 2026 a atteint 17,2 °C en Suisse, un record depuis le début des mesures.
- L’été dépasse de 0,4 °C celui de 2003 et de 3,4 °C la référence 1991-2020.
- Trente stations ont battu un record de chaleur et 50 nuits tropicales ont été recensées.
- Les sources disponibles ne chiffrent pas les effets sur la santé, l’eau, l’agriculture ou les infrastructures.
La Suisse a connu, de juin à août 2026, l’été le plus chaud depuis le début des mesures, selon le Bulletin climatologique de MétéoSuisse. La température moyenne nationale a atteint 17,2 °C, soit 0,4 °C de plus que lors de l’été 2003, jusqu’ici la référence des étés les plus chauds.
Par rapport à la normale 1991-2020, l’écart s’élève à 3,4 °C. Cette comparaison ne décrit pas à elle seule toute l’évolution du climat, mais elle permet de mesurer l’ampleur de l’anomalie de cet été face à une période de référence récente. Le nord-ouest du pays a été la région la plus éloignée de cette moyenne, avec un surplus de 4,0 °C.
Des records répartis dans le pays
Trente stations de MétéoSuisse ont battu leur record de chaleur pendant l’été. Près de la moitié de ces nouveaux records ont été observés dès juin, signe que la saison a commencé sous des températures inhabituelles.
Le 30 juillet, la station de Bâle-Binningen a relevé 39,7 °C. Cette valeur égale le maximum enregistré au nord des Alpes, qui avait été mesuré à Genève-Cointrin le 7 juillet 2015. Même en altitude, les relevés ont atteint des niveaux remarquables : à Scuol, dans les Grisons, le thermomètre est monté à 35,1 °C le 27 juin, à 1 304 mètres.
La répétition des fortes chaleurs compte autant que le pic absolu. À Neuchâtel et à Glaris, certaines stations ont recensé 18 journées tropicales de plus que lors du précédent record. Les nuits tropicales, durant lesquelles la température ne descend pas sous un seuil élevé, ont été au nombre de 50, soit huit de plus qu’en 2003.
Ce que les données permettent, et ne permettent pas, de conclure
Ces chiffres documentent une pression thermique plus longue, y compris la nuit. Ils permettent donc d’établir que la chaleur a été à la fois intense et durable dans de nombreuses régions.
En revanche, les données publiées par MétéoSuisse dans les articles consultés ne donnent pas de bilan chiffré des conséquences sanitaires, de l’état des réserves d’eau, des pertes agricoles ou des dommages aux infrastructures. Elles ne permettent pas non plus d’attribuer un coût à cet été record ni de dire quelles mesures publiques ou privées seront prises.
Le prochain élément à suivre sera donc le passage des relevés météorologiques aux bilans des secteurs concernés. Pour l’heure, le fait établi est le dépassement du record national de 2003, dans un été situé très au-dessus de la référence 1991-2020.
Sources
Cet article a été écrit à partir des articles ci-dessous, publiés par 2 rédactions indépendantes.


