Giancarlo Sergi entre dans la course au Conseil d’Etat vaudois
Le président du Centre Vaud veut reprendre le siège aujourd’hui occupé par Valérie Dittli. Sa candidature reste à valider, dans une élection déjà très ouverte entre sortants et nouvelles listes.
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L’essentiel
- Giancarlo Sergi est l’unique candidat du Centre Vaud au Conseil d’Etat, sous réserve de la validation du parti le 16 septembre.
- Le Centre veut conserver une place au gouvernement après le départ de Valérie Dittli et la création de son Mouvement libéral.
- La candidature doit aussi aider Le Centre à retrouver des élus au Grand Conseil et à y former un groupe.
Giancarlo Sergi se porte candidat au Conseil d’Etat vaudois lors de l’élection prévue en février 2027. Président du Centre Vaud depuis mai, il est le seul membre du parti à avoir déposé sa candidature à l’issue de l’appel interne.
Cette candidature n’est toutefois pas encore formellement acquise. Giancarlo Sergi doit d’abord passer devant la commission d’éthique du parti, puis obtenir l’aval de l’assemblée des délégués, convoquée le 16 septembre à Gland.
L’enjeu immédiat est le maintien au gouvernement d’une place revendiquée par Le Centre. Valérie Dittli, élue sous cette bannière, a quitté le parti et entend défendre son siège avec son Mouvement libéral. Le Centre se retrouve ainsi face à une sortante dont il ne contrôle plus la candidature. Isabelle Chappuis, conseillère nationale que Giancarlo Sergi présente comme prioritaire, a choisi de rester à Berne.
Une course déjà chargée
La campagne s’annonce concurrentielle. Le PLR prévoit d’aligner ses trois ministres sortants, Christelle Luisier, Isabelle Moret et Frédéric Borloz. Les socialistes veulent présenter Roger Nordmann, Jessica Jaccoud et Samuel Bendahan, sous réserve de la décision de leur congrès.
L’UDC mise sur Jean-François Thuillard et les Vert’libéraux sur Virginie Cavalli. Chez les Vert-e-s, aucun choix définitif n’a été arrêté, même si Vassilis Venizelos, ministre sortant, a indiqué vouloir briguer un nouveau mandat. A ces candidatures s’ajoute celle de Valérie Dittli.
Pour les électeurs, cette multiplication des listes et des prétendants compte autant que les étiquettes. Les ministres sortants partent avec l’avantage de l’exercice du pouvoir, tandis que les partis qui ne détiennent pas de siège cherchent à se faire une place au sein d’un exécutif cantonal. Le Centre devra, lui, prouver qu’il peut conserver une représentation distincte de celle de son ancienne conseillère d’Etat.
Giancarlo Sergi annonce vouloir mener une campagne de solutions et de dialogue. Economiste et docteur en management, il a dirigé Swiss Basketball de 2014 à 2024 et le Béjart Ballet Lausanne entre 2022 et 2025. Il met en avant son expérience de conduite d’équipes et de gestion de situations complexes.
Le Grand Conseil, autre objectif du Centre
La candidature au gouvernement sert aussi une stratégie plus large. Le Centre Vaud n’a pas de groupe au Grand Conseil. Le parti vise son retour au Parlement cantonal et la constitution d’un groupe, qui suppose au moins cinq députés.
Giancarlo Sergi entend donc utiliser sa campagne pour soutenir les listes du Centre dans les districts. Pour le parti, l’élection ne se résume pas à sauver un siège à l’exécutif : elle doit aussi permettre de reconstruire une implantation cantonale après une crise interne qui a duré plusieurs mois.
La prochaine étape est interne au Centre. Le 16 septembre, les délégués diront si Giancarlo Sergi devient officiellement leur candidat. Les autres partis doivent encore, pour certains, finaliser leurs propres choix. Les Vaudois connaîtront alors plus précisément le rapport de forces avant le scrutin de février 2027.
Sources
Cet article a été écrit à partir des articles ci-dessous, publiés par 3 rédactions indépendantes.



