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Le Lausanne HC bâtit ses ambitions sur une défense très fournie

Avec un effectif peu remanié et douze défenseurs disponibles, le LHC vise d’abord le top 6. Cette profondeur renforce sa régularité, mais pose la question du temps de jeu et de l’équilibre de l’équipe.

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Lausanne Hockey Club en 2005
Lausanne Hockey Club en 2005. Photographie d’archive. Image : Hedavid (edited by Absurdist) (CC BY-SA 3.0)

L’essentiel

  • Le Lausanne HC fixe le top 6 de National League comme premier objectif de la saison 2026-2027.
  • Douze défenseurs se disputeront sept ou huit places, alors que l’attaque compte treize joueurs pour douze postes.
  • La stabilité du contingent et l’expérience des recrues renforcent le club, mais les départs de Ken Jäger et Théo Rochette réduisent la marge offensive.
  • Le LHC remplit sa patinoire à 98%, mais reste déficitaire et n’a pas chiffré le coût de ses investissements.

Le Lausanne Hockey Club commencera la saison 2026-2027 avec une priorité clairement affichée : terminer dans le top 6 de National League. Ce seuil doit être franchi avant de parler d’objectifs plus élevés, a expliqué mardi le directeur sportif John Fust lors de la conférence de presse d’avant-saison à Malley.

Cette prudence contraste avec la profondeur du contingent. Lausanne dispose de douze défenseurs susceptibles de jouer en National League, pour seulement sept ou huit places. En attaque, treize joueurs sont sous contrat pour douze postes. L’effectif apparaît donc nettement plus fourni à l’arrière.

Une assurance contre les blessures

Michael Fora, Romain Loeffel et Colin Miller ont renforcé la défense. Tous trois ont plus de 30 ans et apportent une solide expérience. Les arrivées de Loeffel et Miller n’étaient pas nécessairement prévues, selon John Fust, mais le club a saisi des occasions qu’il jugeait favorables.

Cette abondance doit permettre au LHC de mieux absorber les blessures et les baisses de forme durant une longue saison. Elle crée aussi une concurrence permanente. Geoff Ward entend faire jouer les meilleurs, sans garantir une place en fonction du statut. Pour donner suffisamment de travail à chacun, l’entraîneur a déjà allongé certaines séances : elles peuvent durer 1 h 10 au lieu de 45 minutes.

Le premier défi sera donc moins de trouver des défenseurs que de répartir le temps de jeu. Le club assure que le groupe accepte cette compétition interne. Il n’a toutefois pas confirmé si les douze défenseurs resteront tous jusqu’au terme de la saison.

Un noyau stable, malgré deux départs importants

Hormis ce renforcement défensif, le contingent a peu changé. Lausanne a néanmoins perdu deux internationaux suisses : Ken Jäger est parti à Davos et Théo Rochette à Detroit. Leur départ réduit les options offensives d’une équipe qui ne compte qu’un joueur de réserve au-delà des douze places disponibles en attaque.

Pour John Fust, la continuité doit consolider la culture de travail installée au sein du club. Elle évite aussi de reconstruire les automatismes après chaque saison. Les résultats récents donnent du poids à cette stratégie : le LHC a disputé deux finales consécutives contre Zurich avant d’être éliminé au printemps dernier en quarts de finale par Genève-Servette.

Cette dernière sortie rappelle toutefois que la stabilité ne protège pas de tout. Lausanne menait encore 3-2 dans la série et 3-0 lors du sixième match avant de laisser échapper sa qualification.

La solidité sportive dépasse encore l’équilibre financier

En dehors de la glace, le taux de remplissage de la patinoire atteint 98%. Le club a aussi ouvert un centre de performance de 800 m² destiné à l’encadrement et à la formation de ses joueurs.

La situation financière reste moins aboutie. Le résultat de la saison passée est présenté comme légèrement déficitaire et le LHC n’a pas encore atteint l’équilibre. Aucun montant n’a été communiqué pour ce déficit, le centre de performance ou l’effectif renforcé.

Lausanne possède ainsi plusieurs éléments permettant de rester dans le haut du championnat : un noyau stable, une forte concurrence et une défense capable d’encaisser les aléas d’une saison. Mais le club ne promet pas le titre. Son premier test sera plus mesurable : convertir cette profondeur en place dans le top 6, sans déséquilibrer l’attaque ni alourdir durablement ses comptes.

Sources

Cet article a été écrit à partir des articles ci-dessous, publiés par 2 rédactions indépendantes.

  1. 20 minutes20min.ch
  2. Blick Sportblick.ch