Champignons : Lausanne ferme son contrôle faute de remplaçant
Le contrôleur est parti à la retraite avant l’engagement de son successeur. La Ville renvoie les cueilleurs vers quatre postes voisins, déjà exposés à un afflux de demandes.
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L’essentiel
- Le poste lausannois est fermé après le départ à la retraite du contrôleur, son remplaçant n’ayant pas encore été engagé.
- Les particuliers sont dirigés vers Chavannes-près-Renens, Bussigny, Le Mont-sur-Lausanne et Echallens.
- La Vapko craint que l’affluence et les files d’attente dans les postes voisins découragent certains cueilleurs.
- Le règlement vaudois prévoit que les communes organisent le contrôle, seules ou au sein d’un dispositif commun.
Le poste lausannois de contrôle des champignons restera fermé pour une durée indéterminée alors que la saison de cueillette s’intensifie. La Ville invoque le départ à la retraite du précédent contrôleur et une procédure de recrutement qui n’est pas terminée.
Le Service des parcs et domaines affirme vouloir maintenir cette prestation. Aucune date de réouverture n’était toutefois connue le 8 septembre 2026. Selon Benjamin Rudaz, chef de la division Patrimoine arboré et forestier, la Ville cherche encore à proposer un contrôle au public durant la saison en cours.
Cette interruption ne résulte donc pas, selon les autorités, d’une suppression définitive destinée à réaliser des économies. Lausanne souligne néanmoins que plusieurs communes ont abandonné leur poste lors du départ de leur contrôleur ou pour réduire leurs dépenses. Les sources ne précisent ni le coût du service lausannois ni les moyens prévus pour le futur engagement.
Quatre solutions autour de Lausanne
Dans l’intervalle, la Ville oriente les particuliers vers les postes de Chavannes-près-Renens, Bussigny, Le Mont-sur-Lausanne et Echallens. La plateforme de l’Association suisse des organes officiels de contrôle des champignons, la Vapko, permet également de rechercher un point de contrôle.
Ces solutions existent, mais leur capacité est contestée. Le poste du Mont-sur-Lausanne a signalé une forte hausse de fréquentation. Jean-Michel Froidevaux, président de la Vapko romande, évoque des attentes pouvant atteindre une heure. L’association redoute que certains cueilleurs renoncent alors à faire examiner leur récolte.
La pression est d’autant plus forte que les pluies récentes ont favorisé une poussée importante dans plusieurs forêts romandes. La saison s’étend généralement du début septembre à la fin novembre.
Une obligation communale, sans garantie de proximité
La Vapko rappelle que le règlement vaudois demande aux communes d’organiser le contrôle des récoltes privées. Elles peuvent le faire elles-mêmes ou participer à un dispositif commun. La fermeture lausannoise ne fait donc pas disparaître les autres contrôles, mais elle reporte une partie de la demande sur les communes voisines.
Les articles sources ne permettent pas de trancher une éventuelle responsabilité juridique en cas d’intoxication. Sur le plan de la prévention, la commune doit organiser un accès au contrôle selon le règlement cité par la Vapko. Lausanne répond à court terme en indiquant les postes voisins, tandis que leur capacité à absorber l’afflux reste incertaine.
L’enjeu sanitaire est mesurable. En 2024, environ 250 kilos de champignons ont été présentés au poste lausannois du Chalet-à-Gobet et 130 kilos ont été écartés. Le contrôle y était gratuit et réservé aux particuliers. La capitale vaudoise enregistrait entre 200 et 600 contrôles par année.
À l’échelle suisse, la Vapko recense quelque 8000 espèces, dont environ 150 figurent sur sa liste officielle des champignons comestibles. Elle en considère 70 comme hautement toxiques et une dizaine comme mortelles. En 2024, près de 45 tonnes ont été contrôlées dans le pays et environ 750 cas d’intoxication touchant des personnes seules ou des familles ont été recensés. Ces chiffres expliquent pourquoi la faîtière considère le contrôle comme une mesure de prévention plutôt que comme un simple service de confort.
Sources
Cet article a été écrit à partir des articles ci-dessous, publiés par 2 rédactions indépendantes.



