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Trump assume la guerre en Iran malgré le risque électoral

À Dallas, Donald Trump a appelé les républicains à faire des élections de novembre un vote pour sa présidence. Sa défense sans regret de la guerre en Iran intervient alors que le pétrole dépasse 100 dollars.

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Portrait de Donald Trump en costume
Portrait de Donald Trump en costume. Photographie d’archive. Image : Daniel Torok (Public domain)

L’essentiel

  • Donald Trump a défendu la guerre contre l’Iran tout en demandant aux électeurs républicains de traiter les élections de novembre comme un vote sur sa présidence.
  • Le président affirme que le conflit prendra fin après le scrutin, sans que les modalités d’une telle issue soient précisées.
  • La hausse du pétrole au-delà de 100 dollars le baril crée un risque économique et politique pour les républicains.

Donald Trump veut faire des élections de mi-mandat de novembre un scrutin centré sur lui. Mais l’offensive intervient alors que sa décision d’engager la guerre contre l’Iran alimente les critiques, dans un contexte de hausse du pétrole et de mécontentement sur le coût de la vie.

Lors d’une convention républicaine de deux jours à Dallas, au Texas, le président a demandé à ses soutiens de voter comme si son nom figurait directement sur le bulletin. L’enjeu est concret pour la Maison Blanche : les sondages évoqués par *The Guardian* donnent aux républicains un risque de perdre la Chambre des représentants, et possiblement le Sénat. Une défaite large réduirait sa capacité d’action pendant les deux dernières années de son mandat.

Un conflit présenté comme une décision de sécurité

Dans une interview à Fox News diffusée jeudi, Donald Trump a affirmé ne pas regretter le déclenchement de la guerre contre l’Iran. Il a soutenu que ses électeurs étaient fiers de l’empêcher d’obtenir l’arme nucléaire, et non découragés par le conflit.

Cette ligne fait de l’intervention extérieure un argument de fermeté dans la campagne. Elle permet au président de présenter la guerre comme une mesure de sécurité plutôt que comme un coût politique. Mais elle l’expose aussi directement aux conséquences du conflit si celui-ci se prolonge ou renchérit encore l’énergie.

Donald Trump a de nouveau assuré que la guerre s’achèverait immédiatement après les élections de novembre. Cette échéance reste une promesse présidentielle : les éléments fournis ne précisent ni les conditions d’une fin des combats, ni les engagements qui permettraient de la garantir.

Le pétrole, un risque pour le message économique

Le coût économique constitue le point le plus immédiat de fragilité. Vendredi matin en Asie, le baril de Brent s’échangeait à 108,22 dollars et le WTI américain à 103,07 dollars. Les deux cours avaient déjà fortement grimpé la veille après des frappes contre des navires dans le Golfe.

Les prix sont désormais installés au-dessus de 100 dollars, à leur niveau le plus élevé depuis mai, selon France 24. Cette hausse pèse sur le budget des automobilistes et plus largement sur l’économie. Elle complique le discours d’une convention qui cherchait précisément à mobiliser les électeurs autour du pouvoir d’achat et des résultats économiques revendiqués par l’administration.

Les démocrates ont accusé les républicains de tenir une mise en scène coûteuse alors que les familles font face à la hausse des courses, des loyers et de l’essence. Les républicains, eux, espèrent que l’événement resserrera leur électorat malgré des conditions électorales défavorables.

Une campagne sous contrainte

La convention n’avait pas de fonction formelle de désignation : elle ressemblait davantage à un grand rassemblement de soutien, avec de nombreuses prises de parole et une opposition très dure aux démocrates. Donald Trump y a aussi renouvelé sa promesse d’un versement de 5 000 dollars à chaque adulte américain en cas de victoire républicaine dans les deux chambres. Des économistes cités par *The Guardian* estiment que cette mesure coûterait plus de 1 000 milliards de dollars.

La campagne républicaine doit donc défendre simultanément une guerre dont le président revendique la nécessité, une promesse budgétaire très onéreuse et un bilan économique contesté par ses adversaires. Pour Donald Trump, le pari est que la démonstration de force primera sur le mécontentement lié aux prix. Pour son parti, le danger est qu’une guerre longue et une énergie durablement chère transforment les élections de mi-mandat en sanction de la présidence plutôt qu’en mobilisation de sa base.

Sources

Cet article a été écrit à partir des articles ci-dessous, publiés par 2 rédactions indépendantes.

  1. France 24 — Mondefrance24.com
  2. The Guardian — Worldtheguardian.com