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Israël et le Liban reportent leurs négociations formelles à octobre

La session prévue à Rome est différée, tandis qu’une rencontre d’ambassadeurs est maintenue à Washington. Le calendrier diplomatique reste ouvert, mais les obstacles à l’accord de juin demeurent entiers.

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Grande table de réunion dans une salle
Grande table de réunion dans une salle. Photographie d’archive. Image : Adrian Grycuk (CC BY-SA 3.0 pl)

L’essentiel

  • Les négociations formelles prévues à Rome en septembre sont reportées à octobre.
  • Les ambassadeurs israélien et libanais aux États-Unis doivent néanmoins se voir à Washington la semaine prochaine.
  • L’accord de juin reste bloqué par le refus du Hezbollah de se désarmer et par la poursuite des frappes israéliennes au Liban.

Les discussions formelles entre Israël et le Liban, qui devaient se tenir à Rome en septembre, sont repoussées à octobre. Le report ne met toutefois pas fin aux contacts : les ambassadeurs des deux pays aux États-Unis doivent se rencontrer à Washington la semaine prochaine.

Cette réunion doit porter sur les derniers développements et sur l’application graduelle de l’accord-cadre conclu fin juin. Israël et le Liban restent techniquement en état de guerre, ce qui donne à ce canal diplomatique une importance particulière. Deux sessions se sont déjà tenues à Rome durant l’été sous médiation américaine.

Un report présenté comme logistique

D’après les informations rapportées par RTS et SWI swissinfo.ch, le report serait lié à des contraintes de calendrier, notamment à la tenue de l’Assemblée générale des Nations unies prévue à la fin septembre. La troisième session avait été annoncée à la mi-août pour le début du mois de septembre.

Ce motif ne permet pas, à lui seul, de conclure à une rupture des négociations. Le maintien du rendez-vous de Washington indique que les parties et leur médiateur américain entendent conserver un échange politique avant le prochain cycle formel à Rome.

Mais ce décalage prolonge aussi une période où l’accord annoncé en juin n’a pas encore produit de désescalade visible sur le terrain. La différence est importante : une rencontre diplomatique prépare ou vérifie une application ; elle ne vaut pas, en elle-même, mise en œuvre de l’accord.

Le désarmement du Hezbollah reste le point de blocage

L’accord-cadre prévoit que l’armée libanaise se déploie dans des « zones pilotes » évacuées par Israël, qui occupe encore une partie du sud du Liban. Cette étape est conditionnée au désarmement du Hezbollah.

Or le mouvement pro-iranien a rejeté à plusieurs reprises l’accord et refuse de déposer les armes. C’est le principal obstacle identifié dans les informations disponibles : sans accord sur cette condition, le dispositif prévu ne peut progresser comme envisagé.

La position américaine reste que cet accord constitue le mécanisme disponible pour rétablir la souveraineté du Liban et la sécurité d’Israël. Mais cette affirmation se heurte à une réalité militaire inchangée. Malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis juin, Israël continue de mener des frappes au Liban. Jeudi, de vastes bombardements ont visé le Hezbollah dans le sud du pays.

Le report à octobre laisse donc deux lectures simultanées. La première est procédurale : la médiation se poursuit et le calendrier a été réorganisé. La seconde est plus substantielle : aucune avancée rapportée ne lève le désaccord sur les armes du Hezbollah, ni ne met fin aux opérations israéliennes.

La rencontre de Washington sera le prochain indicateur à suivre. Elle pourra montrer si les parties disposent d’éléments concrets pour préparer la session de Rome, ou si celle-ci risque à son tour de se limiter à constater l’écart entre l’accord-cadre et son exécution.

Sources

Cet article a été écrit à partir des articles ci-dessous, publiés par 2 rédactions indépendantes.

  1. RTS Inforts.ch
  2. SWI swissinfo.chswissinfo.ch