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Aux Philippines, le bilan du ferry incendié monte à 35 morts

Les secours ont retrouvé 30 corps supplémentaires dans le June Aster, échoué près de Coron. L’enquête doit établir l’origine du feu et examiner les conditions d’évacuation du navire.

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L’essentiel

  • Le bilan atteint 35 morts après la récupération de 30 corps dans le ferry échoué près de Coron.
  • Quarante-trois personnes ont été secourues et 54 restaient introuvables, selon la garde côtière rapportée par The Guardian.
  • Les témoignages situent le départ du feu dans la cale à marchandises, sans établir encore sa cause technique.
  • L’enquête porte sur le manifeste, le chargement et les procédures d’évacuation, malgré des certificats de sécurité valides.

Le bilan de l’incendie du ferry *June Aster*, survenu mercredi soir près de Coron, aux Philippines, s’élève à 35 morts. Trente corps ont été extraits de l’épave, où les secours n’avaient pas pu entrer avant vendredi en raison de fumées toxiques et de la chaleur persistante. Cinq décès avaient été confirmés dans les heures suivant le sinistre.

Les opérations se poursuivent à bord du navire, qui s’est échoué près de cette destination touristique de Palawan après le départ de Manille. La garde côtière prévient que le bilan pourrait encore augmenter : d’autres dépouilles se trouvaient encore dans le ferry lors du premier transfert, limité par la capacité du bâtiment de patrouille mobilisé.

Le décompte des personnes à bord reste un point à éclaircir. La BBC indique que le ferry transportait 117 passagers et 17 membres d’équipage. D’après le récit de la garde côtière rapporté par *The Guardian*, le manifeste comptait 134 noms, mais deux personnes ne seraient finalement pas montées à bord. Quarante-trois personnes ont été secourues, dont 30 passagers et 13 membres d’équipage selon cette même source, tandis que 54 restaient introuvables.

Un feu parti de la cale, selon les premiers témoignages

Les premières auditions des rescapés font remonter le départ du feu à la cale à marchandises. Des survivants ont décrit une forte détonation, suivie de fumée puis d’un incendie qui s’est propagé en quelques secondes. Ces éléments ne constituent pas encore une conclusion technique sur l’origine du sinistre.

La violence et la rapidité du feu ont compliqué l’évacuation. La garde côtière affirme que certaines personnes n’ont pas eu le temps d’enfiler un gilet de sauvetage. La BBC rapporte aussi que tous les passagers n’en portaient pas. La plupart des corps récupérés ont été trouvés dans la zone d’hébergement économique, ou espace de couchage, du navire qui effectuait une traversée annoncée de 22 heures.

Les dépouilles doivent désormais être remises aux enquêteurs de la police scientifique pour identification, avant l’information des familles par les autorités locales. Cette étape est déterminante pour consolider un bilan qui demeure provisoire.

Certificats valides, mais plusieurs contrôles à mener

L’enquête de l’autorité maritime philippine devra notamment déterminer pourquoi l’incendie s’est propagé avec une telle vitesse et comment l’alerte puis l’évacuation ont été conduites. Le navire, construit en 2002, disposait de certificats de sécurité valides et avait passé une inspection de contrôle en mars, selon le *Palawan Daily*, cité par la BBC.

Cela ne clôt pas les questions de sécurité. Les enquêteurs examinent d’éventuelles divergences dans le manifeste, l’intégrité du chargement et les procédures d’urgence appliquées par l’équipage. Le ferry transportait des marchandises, un véhicule électrique, un pick-up et des motos. Il reste à établir si cette cargaison a joué un rôle dans le départ ou la diffusion du feu.

L’opérateur, Atienza Interisland Ferries, a annoncé coopérer pleinement avec les investigations. Pour les autorités, la priorité immédiate reste la récupération des disparus. L’enquête devra ensuite distinguer une défaillance matérielle, un problème lié au chargement ou une insuffisance dans la réponse d’urgence, alors que les certificats administratifs du navire étaient encore en cours de validité.

Sources

Cet article a été écrit à partir des articles ci-dessous, publiés par 2 rédactions indépendantes.

  1. BBC News — Worldbbc.co.uk
  2. The Guardian — Worldtheguardian.com