Aller au contenu
La Meridia

Les faits, le bon sens, et pas de leçons de morale.

Monde

À l’ONU, Trump oppose la puissance américaine aux règles communes

Le président américain a ciblé la CPI et toute régulation mondiale de l’IA, tout en promettant des accords sur l’Ukraine et l’Iran. Son discours confirme une diplomatie fondée sur le rapport de force.

·

Portrait de Donald Trump
Portrait de Donald Trump. Photographie d’archive. Image : Daniel Torok (Public domain)

L’essentiel

  • Donald Trump a appelé les États membres de la CPI à quitter une institution qu’il accuse d’être hors de contrôle.
  • Washington refuse un projet mondial de régulation de l’intelligence artificielle et privilégie sa liberté d’action.
  • Sur l’Ukraine et l’Iran, le président a promis des accords sans annoncer de calendrier détaillé ni de modalités publiques.
  • Son bilan des stocks de munitions contredit des alertes du Pentagone rapportées par France 24.

Donald Trump a utilisé la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies pour réaffirmer une ligne déjà connue, mais avec des annonces qui précisent ses priorités : la puissance militaire américaine, la négociation bilatérale et la défiance envers les instances internationales.

Le président des États-Unis a appelé les pays membres de la Cour pénale internationale (CPI) à quitter l’institution, qu’il juge « hors de contrôle ». Cette offensive ne se limite donc plus aux rapports difficiles entre Washington et la Cour basée à La Haye. Elle vise son existence même, puisque l’administration américaine a déjà sanctionné des juges et exercé des pressions sur ses États membres, selon RTS.

Pour les alliés européens attachés à la CPI, l’écart se creuse. Le discours ne crée pas une décision internationale immédiate, mais il place les partenaires de Washington devant un choix politique : suivre la critique américaine ou défendre une juridiction que les États-Unis cherchent à délégitimer.

Refus d’une régulation internationale de l’IA

La même logique apparaît dans le dossier technologique. Donald Trump a rejeté tout projet mondial destiné à encadrer l’intelligence artificielle, alors que les appels à une coordination internationale se multiplient. Il a annoncé que les documents officiels américains emploieraient désormais l’expression « super intelligence » plutôt qu’intelligence artificielle.

Le changement de vocabulaire ne règle aucune question concrète de gouvernance. En revanche, le refus affiché d’un cadre commun suggère que Washington entend préserver sa marge de manœuvre nationale dans une technologie stratégique. Les pays qui souhaitent des règles partagées devront composer avec cette opposition américaine.

Des promesses de règlement, sans échéance vérifiable

Sur les crises en cours, le président a maintenu une double posture : la menace militaire d’un côté, la promesse d’un accord de l’autre. Il a dit devoir choisir entre anéantir l’Iran ou conclure un accord avec Téhéran, tout en estimant qu’un compromis interviendrait après les élections américaines de mi-mandat du 3 novembre.

Il a aussi assuré qu’un accord entre la Russie et l’Ukraine arriverait bientôt. RTS souligne toutefois qu’il a déjà formulé des prévisions semblables sans avancée réelle vers un règlement. Aucun calendrier, aucune proposition détaillée ni engagement nouveau des parties n’ont été annoncés à la tribune.

Cette incertitude compte pour les États concernés. En Ukraine comme face à l’Iran, les partenaires des États-Unis ne disposent pas encore d’un cadre public permettant de mesurer ce que Washington serait prêt à garantir ou à concéder.

Donald Trump a également promis de défendre les intérêts américains en Amérique du Sud par la puissance militaire, annoncé la construction de deux bases au Groenland et prédit la chute du gouvernement cubain. La délégation cubaine a quitté la salle et le ministre cubain des Affaires étrangères a dénoncé des déclarations fausses et calomnieuses.

Enfin, le président a vanté l’état des stocks de munitions américains. France 24 relève que cette présentation contredit les alertes du Pentagone sur leur épuisement après les aides apportées à l’Ukraine et à l’Iran. Ce désaccord est central : la crédibilité d’une diplomatie fondée sur la force dépend aussi des moyens effectivement disponibles.

Sources

Cet article a été écrit à partir des articles ci-dessous, publiés par 2 rédactions indépendantes.

  1. France 24 — Mondefrance24.com
  2. France 24 — Mondefrance24.com
  3. France 24 — Mondefrance24.com
  4. RTS Inforts.ch