À l’ONU, le conflit israélo-palestinien sans percée visible
À New York, Mahmoud Abbas intervient à distance après le refus de visa américain, tandis que Benjamin Netanyahu est attendu à la tribune. Les sources disponibles ne font état d’aucun rapprochement diplomatique.
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L’essentiel
- Benjamin Netanyahu est attendu à la tribune de l’Assemblée générale dans un contexte d’isolement international relevé par les deux sources.
- Mahmoud Abbas intervient par visioconférence après le refus américain de lui délivrer un visa pour la deuxième année consécutive.
- Les éléments disponibles ne font état d’aucune initiative concrète pouvant relancer des négociations ou modifier immédiatement le rapport diplomatique.
Le conflit israélo-palestinien occupe la troisième journée de débats de la 81e Assemblée générale des Nations unies, réunie à New York jusqu’au 28 septembre. Mais, à ce stade, les prises de position rapportées dessinent surtout la persistance d’un blocage plutôt qu’une ouverture vers des négociations.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu doit prendre la parole alors qu’il est décrit par France 24 et RFI comme isolé sur la scène internationale. Cette situation diplomatique est aussi placée dans le contexte d’une campagne de réélection difficile. Les éléments fournis ne permettent toutefois pas de connaître le contenu de son intervention, ni d’établir si Israël annonce une initiative susceptible de modifier sa position extérieure.
Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, s’exprime pour sa part en visioconférence. Les États-Unis ne lui ont pas accordé de visa pour la deuxième année consécutive. Selon RFI, le département d’État américain justifie cette décision par l’absence de réformes palestiniennes et par des activités qui compromettraient les perspectives de paix. Le dirigeant palestinien qualifie, lui, cette mesure de punitive.
Une tribune, mais des leviers limités
Le refus de visa ne prive pas Mahmoud Abbas de parole à l’Assemblée générale, mais il limite sa présence physique dans les rencontres diplomatiques qui entourent traditionnellement les discours. Il met aussi en évidence le rôle particulier des États-Unis, pays hôte de l’ONU et acteur majeur du dossier israélo-palestinien.
RFI rappelle que la reconnaissance de l’État de Palestine par plusieurs pays, dont la France et le Royaume-Uni, avait constitué un geste diplomatique important l’année précédente. Cette évolution n’avait cependant pas produit d’effet visible sur le terrain. La source évoque à la fois la crise humanitaire à Gaza, l’augmentation des violences de colons et de nouvelles constructions en Cisjordanie.
Ce décalage reste central pour évaluer l’effet des discours de New York. La reconnaissance diplomatique et les déclarations à la tribune peuvent accentuer la pression politique sur Israël ou conforter la représentation palestinienne. Elles ne remplacent pas un accord entre les parties, ni une médiation acceptée par elles.
Aucun changement de cap établi
Les positions rapportées révèlent des fragilités de part et d’autre. Israël fait face à un isolement international relevé par les deux médias. L’Autorité palestinienne voit son président empêché de se rendre à New York et apparaît affaiblie, y compris auprès de sa propre opinion selon RFI.
Il est donc trop tôt pour conclure à une modification de l’isolement israélien ou à une relance des négociations. Les sources ne rapportent ni engagement nouveau d’Israël, ni dispositif de dialogue entre les deux camps, ni annonce américaine en ce sens. La suite des débats permettra de mesurer si les discours débouchent sur autre chose qu’un constat partagé de l’impasse.
Sources
Cet article a été écrit à partir des articles ci-dessous, publiés par 2 rédactions indépendantes.

