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Moscou visée par plus de 350 drones au début du scrutin russe

Les autorités russes affirment avoir intercepté la plupart des drones ukrainiens dirigés vers la région de Moscou. L’opération montre que la capitale reste exposée à la guerre, même sans bilan de dégâts communiqué.

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Drone quadricoptère en vol dans un ciel bleu
Drone quadricoptère en vol dans un ciel bleu. Photographie d’archive. Image : IrenWriter25 (CC0)

L’essentiel

  • Sergueï Sobianine affirme que plus de 350 drones ukrainiens ont volé vers la région de Moscou durant la nuit.
  • La défense russe dit avoir intercepté la plupart des appareils, dont 64 à l’approche de la capitale.
  • Aucun bilan de victimes ou de dégâts n’est rapporté dans les informations disponibles.
  • L’attaque survient à l’ouverture d’un scrutin législatif que Russie unie devrait remporter.

La Russie affirme avoir fait face, dans la nuit de jeudi à vendredi, à une attaque ukrainienne de drones d’une ampleur inhabituelle en direction de Moscou. Elle est survenue au premier jour des élections législatives, organisées jusqu’à dimanche pour renouveler les 450 sièges de la Douma, la chambre basse du Parlement.

Le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, a déclaré que plus de 350 drones avaient volé vers la région de Moscou entre le 17 et le 18 septembre. Selon lui, la défense antiaérienne a intercepté la plupart des appareils. Soixante-quatre auraient été détruits alors qu’ils approchaient de la capitale.

Les chiffres communiqués témoignent d’une opération étendue, bien au-delà des premières informations faisant état de 35 drones abattus. Dans la région de Toula, située au sud de Moscou, le gouverneur Dmitri Miliaiev a aussi annoncé la destruction de 40 drones.

Aucun des deux médias ne rapporte de bilan de victimes, de dégâts matériels ni de perturbation précise à Moscou. Les autorités n’ont donc pas établi, dans les informations disponibles, qu’un appareil ait atteint un objectif dans la capitale. L’effet militaire exact de l’attaque reste inconnu.

Une capacité de pression sur l’arrière russe

L’épisode montre néanmoins que l’Ukraine est en mesure de lancer un très grand nombre d’engins vers la région qui concentre les institutions politiques et une partie des fonctions stratégiques russes. La Russie affirme avoir intercepté la majorité des drones, ce qui souligne à la fois l’ampleur de sa défense aérienne autour de Moscou et la pression que représente une attaque menée par essaim.

Un tel volume oblige les autorités à détecter, suivre et neutraliser de multiples appareils sur une période limitée. Il ne permet pas, à lui seul, de conclure à une défaillance de la défense russe. Mais il confirme que le territoire russe, y compris ses abords les plus protégés, n’est pas à l’écart de la guerre déclenchée contre l’Ukraine en 2022.

Le moment choisi donne aussi une portée politique à l’opération. Le vote se déroule sans opposition réelle au pouvoir : les formations autorisées à concourir soutiennent, à des degrés divers, Vladimir Poutine et la poursuite de la guerre. Russie unie, déjà majoritaire dans la Douma sortante, est donnée gagnante.

L’attaque ne paraît pas avoir empêché la tenue du scrutin. Mais elle intervient alors que le Kremlin cherche à présenter une population unie derrière ses combattants. Dans une allocution télévisée, Vladimir Poutine a appelé les électeurs à voter en mettant en avant ce soutien.

La prochaine information à suivre sera le bilan que les autorités russes fourniront sur les éventuels dommages et sur les sites visés. Sans cette précision, il est impossible de mesurer si l’objectif ukrainien était principalement militaire, logistique ou symbolique. Il est en revanche établi que la guerre aérienne affecte désormais aussi la perception de sécurité dans la région de Moscou.

Sources

Cet article a été écrit à partir des articles ci-dessous, publiés par 2 rédactions indépendantes.

  1. RFIrfi.fr
  2. RTS Inforts.ch