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Europe

Le Danemark convoque Moscou après des tirs de fusées en mer Baltique

Une frégate russe a lancé deux fusées éclairantes vers un hélicoptère danois en mission près de Gedser. Copenhague dénonce un acte irresponsable et convoque l’ambassadeur russe.

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Hélicoptère militaire stationné sur un tarmac
Hélicoptère militaire stationné sur un tarmac. Photographie d’archive. Image : Matti Blume (CC BY-SA 4.0)

L’essentiel

  • Une frégate russe a tiré deux fusées éclairantes vers un hélicoptère danois en mission au large de Gedser.
  • L’une des fusées est passée près de l’appareil, sans que les sources ne signalent de victimes ou de dégâts.
  • Le Danemark a convoqué l’ambassadeur de Russie, sans annoncer de réponse militaire.
  • L’épisode s’inscrit dans une séquence de vigilance renforcée sur le flanc oriental de l’OTAN, sans être lié aux autres incidents rapportés.

Un incident impliquant une frégate russe et un hélicoptère militaire danois a provoqué une nouvelle tension en mer Baltique. Selon l’armée danoise, le navire russe a tiré deux fusées éclairantes en direction d’un hélicoptère Fennec engagé dans une opération photographique de routine, dans les eaux internationales au large de Gedser, au sud du Danemark.

L’une des deux fusées est passée à très faible distance de l’appareil, a précisé l’armée. Les informations disponibles ne font pas état de blessés ni de dégâts. Le fait établi par les autorités danoises est donc le lancement de deux fusées éclairantes vers l’hélicoptère, et non un échange de tirs entre les deux forces.

Une réponse diplomatique immédiate

Le gouvernement danois a choisi la voie diplomatique. Le ministre des Affaires étrangères, Lars Løkke Rasmussen, a qualifié le comportement de la frégate de totalement inacceptable. L’ambassadeur de Russie a été convoqué afin de s’expliquer sur cet épisode.

La Première ministre Mette Frederiksen a, elle aussi, dénoncé une action russe irresponsable. Elle y voit une tentative d’intimidation et de division qui, selon elle, ne modifiera pas la position danoise.

Cette réaction ne constitue pas une décision militaire annoncée publiquement. Les sources fournies ne mentionnent ni interception, ni riposte danoise, ni mesure opérationnelle nouvelle de l’OTAN à la suite directe de l’incident. La convocation de l’ambassadeur est, à ce stade, la réponse concrète connue.

Une Baltique sous surveillance accrue

L’épisode intervient dans un climat de sécurité dégradé sur le flanc nord-est de l’Europe. Dans le même contexte régional, des avions de combat de l’OTAN stationnés sur le flanc oriental de l’Alliance ont abattu, selon les informations rapportées, un drone supposé venir de Biélorussie au-dessus de la Lituanie. La Pologne a par ailleurs retrouvé des débris d’un drone suspecté d’être russe près de sa côte baltique.

Ces événements sont distincts et leurs circonstances ne doivent pas être confondues. Ils montrent toutefois que les États riverains et l’Alliance doivent gérer des situations rapprochées dans une région où les moyens militaires russes, les missions de surveillance alliées et les infrastructures civiles se côtoient.

L’incident au large de Gedser souligne aussi le risque propre aux opérations de routine. L’hélicoptère danois effectuait une mission photographique près d’un bâtiment russe situé dans les eaux internationales. Le passage d’une fusée à proximité immédiate de l’appareil transforme une interaction de surveillance en incident diplomatique et sécuritaire.

La suite dépendra des explications que Moscou apportera au Danemark. Les sources ne rapportent pour l’instant aucune réponse russe ni élément permettant d’établir l’intention précise de l’équipage de la frégate. Mais Copenhague a clairement choisi de rendre l’affaire publique, signe que la prévention des incidents en Baltique est devenue un enjeu politique autant que militaire.

Sources

Cet article a été écrit à partir des articles ci-dessous, publiés par 2 rédactions indépendantes.

  1. RTS Inforts.ch
  2. The Guardian — Worldtheguardian.com